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 File:Mandeure - quartier Mandeure.jpg

EN BREF

Commune de 4 991 habitants, la Ville de Mandeure se situe à l’Est de la France, en Région Bourgogne Franche-Comté, Département du Doubs, à proximité de la Suisse et à une soixantaine de kilomètres de l’Allemagne et est reliée par l’A36.

La Commune de Mandeure appartient à la Communauté d’Agglomération de Pays de Montbéliard (72 communes pour 142 000 habitants), et à l’Aire urbaine de Belfort Montbéliard (trois départements pour une population de 300 000 habitants environ dans 199 communes).

Outre les manifestations du Pôle Culture Jeunesse, la Ville organise également un certain nombre de manifestations tout au long de l’année.

Les cérémonies patriotiques (8 mai, 11 novembre, commémorations du Maquis du Lomont), en été Rythmes et Couleurs, le marché nocturne de PMA, à l’automne le concours des maisons fleuries, en décembre le palmarès sportif, ….

La Commune compte également en son sein une cinquantaine d’associations (sports, loisirs, musique, danse, domaines divers….), des commerces de proximité (boulangeries, pharmacies, coiffeurs….), des restaurateurs, des artisans, des entreprises (PMTC, Faurecia, Fuji Autotech, La Papeterie), et de nombreux équipements sportifs et publics.

À l'époque romaine, Mandeure se nommait Epomanduodurum au IVe siècle. Ce nom pourrait avoir une origine gauloise, et signifier « forteresse des petits chevaux » (de epo – attelage, mandu – petit cheval de trait, et durum – forteresse).

URBANISME

L'urbanisation est localisée exclusivement dans la vallée du Doubs, qui constitue le nord du territoire communal. La partie sud comporte d'abord un petit plateau à vocation agricole dans son extrémité septentrionale, puis une vaste zone plus montagneuse percée de petites combes et plantée de forêts (900 hectares).

Historiquement, la commune était composée de deux centres reliés par la route nationale 437 (actuellement déclassée en D 437) : Mandeure à l'ouest (côté amont du Doubs), et Beaulieu à l'est (côté aval). Chacun de ces centres constituait une paroisse à part, et possédait ses propres commerces. Entre les deux, le quartier de Courcelles était composé de quelques habitations seulement.

Ce quartier de Courcelles a fait l'objet d'un développement important vers l'est dans les années 1970 : construction d'un collège, d'un terrain et d'une salle de sports, ainsi que d'immeubles de logements sociaux. Il est même prévu à l'époque d'y déplacer la mairie ; l'une des rues nouvellement tracées est ainsi nommée avenue de l'hôtel de ville, nom qui perdure malgré l'abandon définitif du projet. En 1974, un immeuble de 10 étages et d'une capacité d'accueil de 216 chambres est construit par l'Association montbéliardaise d'aide aux travailleurs (AMAT). Il est désaffecté dès 1994, et finalement détruit en avril 2010.

Désormais la bipolarité Mandeure – Beaulieu est toujours tangible, notamment au niveau des commerces, mais l'urbanisation est continue le long de la route départementale 437.

HISTOIRE


Mandeure (Epomanduo) sur la table de Peutinger.

Antiquité

Le peuplement remonte à la période gauloise.

À l'époque romaine, Epomanduodurum était une importante cité installée dans un méandre du Doubs. De nombreux vestiges en subsistent aujourd'hui : théâtre adossé à flanc de colline (le deuxième plus grand de Gaule), bains dans l'actuel quartier de Courcelles, habitations. La cité était organisée selon un plan orthogonal, divisé en grands îlots rectangulaires. En périphérie, l'ensemble urbain et artisanal de l'Essarté était situé sur le territoire de l'actuelle Mathay.

Moyen Âge

Après la période romaine, l'histoire de Mandeure est mal connue jusqu'au XIIe siècle, où deux actes citent un Othon de Mandeure (1136) et un Werner de Mandeure (1187). Après une période franque, Mandeure est intégrée dans l'Empire germanique. À partir du XIIe siècle, l'histoire de la cité est marquée par les rivalités entre l'archevêché de Besançon et le comté de Montbéliard (plus tard, les princes de Wurtemberg et de Montbéliard). La population est divisée en deux communautés : certains habitants dépendent de l'archevêché de Besançon, d'autres des princes de Montbéliard.

Époque moderne

La Réforme est introduite à Mandeure en 1583. Toutefois, la Réforme a été introduite à Montbéliard dès 1524, près de soixante ans plus tôt. À partir du 25 juillet 1583, il existe deux communautés à Mandeure :

  • les catholiques (environ 300 personnes), qui dépendent de l'archevêché de Besançon ;
  • les luthériens (environ 30 personnes), qui dépendent des princes de Montbéliard.

Jusqu'en 1679, les deux communautés partagent la même église. Successivement, les deux communautés se voient accorder une certaine autonomie politique et économique :

  • le , Antoine de Vergy, l'archevêque de Besançon, donne des franchises aux habitants, ce qui les place en situation d'autogestion ;
  • le , Léopold Frédéric, prince de Montbéliard, donne les mêmes droits aux luthériens.

En 1786, la seigneurie de Mandeure est cédée au roi de France, mais elle demeure une principauté ecclésiastique liée à Besançon.

Époque contemporaine

En 1792, Raymond Durfort, l'archevêque de Besançon, prince de Mandeure, meurt alors qu'il s'est exilé en Suisse, à la suite de la Révolution française.

Mandeure se constitue alors en république indépendante, fondée le . La ville prend la devise aquila non capit muscas (l'aigle ne prend pas les mouches), devise qu'elle conserve encore aujourd'hui.

Mais Mandeure est définitivement annexée par la France le , à l'occasion d'une opération menée dans le pays de Montbéliard par le conventionnel Bernard de Saintes. Elle est alors rattachée au département de la Haute-Saône, puis du Mont-Terrible en 1797, du Haut-Rhin en 1800 et enfin du Doubs en 1816.

ÉCONOMIE

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la grande majorité des habitants de Mandeure sont agriculteurs. On cultive des vignes qui donnent des vins réputés localement. Des industries (entreprise Peugeot et papeterie) s'installent alors à Mandeure ; l'agriculture régresse fortement, modifiant radicalement la physionomie de la commune.

Mandeure est actuellement un centre industriel, en raison notamment de l'implantation des premières usines Peugeot dès la fin du XIXe siècle. Ainsi, des automobiles puis des motos et des vélos Peugeot ont été fabriqués à Mandeure jusque dans les années 1980.


Quartier « Beaulieu » à l'est. On aperçoit les usines de Peugeot Motocycles et l'église Sainte-Thérèse

Actuellement, trois usines subsistent de ce passé :

  • une usine d'équipements pour l'automobile. Longtemps dans le groupe PSA (équipementier automobile Faurecia) avec une production diverse, elle fabrique désormais des colonnes de direction au sein du groupe japonais Fuji Autotech. Son propriétaire a annoncé en 2007 l'agrandissement du site (350 salariés en 2007, 200 de plus à terme);
  • cette usine, scindée en deux, fabrique, d'un autre côté des lignes d'échappement pour l'équipementier Faurecia.
  • une usine de la société Peugeot Motocycles qui fabrique des scooters. Avec 800 salariés, il s'agit de la principale unité de production de la marque.

L'autre grande industrie de Mandeure est sa papeterie, fondée en 1883 et installée au bord du Doubs. Elle fait partie du groupe Clairefontaine depuis 1990. Elle possède actuellement une capacité de production de 30 000 tonnes de papier par an, et se consacre aux papiers cartons, aux bristols, aux papiers lustrés, à la billetterie, aux papiers spéciaux et aux supports pour induction magnétique.

Une société de traitement de surface et zingage, à vocation nationale, existe depuis 1964. Mandeure est également dotée d'une société de traitement des déchets.

Quelques petites exploitations agricoles subsistent.

La ville de Mandeure est dotée d'un terrain de camping situé sur les bords du Doubs et d'un hôtel de 5 chambres. En outre, Mandeure possède de nombreux commerces et une moyenne surface.


Mandeure et son plateau agricole.

CULTURE LOCALE ET PATRIMOINE

Lieux et monuments

  • Théâtre antique du Ier siècle classé aux monuments historiques en 1964.
  • Vestiges enfouis des bains de Courcelles, inscrits aux monuments historiques en 1990.
  • Croix de cimetière de Mandeure, près de l'église, inscrite aux monuments historiques en 1926.


Théâtre gallo-romain de Mandeure.

Personnalités liées à la commune

  • Frédéric Bataille (1850-1946), poète et mycologue.
  • Grégory Gaultier (né en 1982), joueur professionnel de squash (4 fois champion d'Europe, vice-champion du monde 2006, no 1 français).
  • David Zollinger (né en 1982), pilote automobile, quatre fois champion d'Europe (2009, 2010, 2011 et 2013), quatre fois champion de France (2003, 2005, 2007 et 2008) et deux fois vice-champion (2004 et 2006).

Héraldique

Blason de Mandeure

Les armes de Mandeure se blasonnent ainsi :

tiercé en pairle, au premier d'argent à une abeille d'or, au deuxième d'azur à un bar d'argent, au troisième de gueules à un bar d'or, les deux bars posés adossés.

L'abeille est l'emblème de la République de Mandeure ; les deux bars sont issus des armoiries des comtes de Montbéliard.

Sources : Wikipédia